Il vaut mieux étudier les dossiers et faire preuve d’un peu de sérieux quand on prétend aux responsabilités !
On ne peut malheureusement pas échapper, en cette période, aux déclarations à l’emporte-pièce ! Le dicton populaire est formel : « il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler » (dictionnaire de l’Académie de 1835). Certains élus et opposants municipaux feraient bien de s’en inspirer.
Il est clair qu’ils ont une très mauvaise appréciation et approche du dossier relatif à la cuisine centrale et ce, faute de l’avoir étudié... Ils sont dans l’agitation permanente qui ne crée que du vent !
En effet, comme le Progrès lui-même en a fait la remarque dans son édition du samedi 8 février, la délibération qui est soumise au vote des élus, lors de la prochaine séance publique du conseil municipal (mercredi 19 février à Chassieu), concerne uniquement, pour le moment, le financement d’une étude globale juridique, financière et de faisabilité sur le projet de construction d’une cuisine centrale commune entre Bron et Chassieu.
Il me semble qu’un rappel des décisions et de la concertation autour de la cuisine centrale est nécessaire.
Primo, le débat en comité de pilotage sur le devenir de la cuisine centrale a été mené par l’équipe municipale en 2009, notamment en présence des représentants de parents d’élèves. Le débat a donné lieu à la décision du comité (représentants élus, usagers et experts) de maintenir un service public de la restauration pour les 125 000 repas servis aux élèves de Chassieu sur une année.
Notre cuisine centrale, comme nous l’avions annoncé depuis, a besoin d’une rénovation complète. En effet, l’actuelle cuisine de la rue Pergaud nécessite de gros travaux très conséquents pour sa mise aux normes et une meilleure fonctionnalité et accessibilité. Il sera donc plus aisé et moins coûteux de construire une nouvelle cuisine centrale que d’aménager l’actuelle. Néanmoins, quelques travaux en attendant la nouvelle ont été réalisés (self mobile provisoire pour Pergaud au printemps 2012) et le seront en 2014 (budget primitif voté en décembre dernier comprenant les travaux de mise en conformité).La cuisine centrale devra répondre, davantage encore dans le prochain mandat, aux normes de sécurité et d’hygiène qui ont particulièrement évolué ces dernières années pour devenir de plus en plus contraignantes et drastiques.
Ce projet de construction d’une nouvelle cuisine est lié à la fois à celui de déplacer l’école Pergaud un peu plus à l’Est pour libérer de l’espace sur la place Coponat et faire ainsi de cette place centrale un véritable lieu de vie et d’échanges dynamique et commerçant.
De son côté, la ville de Bron a travaillé à la même étude avec la décision de la maire de Bron et de son équipe de conserver un service public communal de la restauration scolaire.
Aussi, nous avons travaillé de concert afin de mutualiser nos études pour réduire les coûts des deux communes dans le souci d’une bonne gestion des dépenses de nos villes. Qui peut nous le reprocher ?Les recettes ne tombent pas du ciel, comme chacun sait, mais sont issues du produit des impôts comme l’opposition l’oublie. Et j’ai fait le choix de ne pas augmenter la part communale des impôts depuis 2004, lors de mon arrivée à la fonction de maire.
Ce sont ceux-là même qui nous reprochent des dépenses de fonctionnement trop élevées qui s’opposent à la réduction des dépenseslorsqu’un projet le permet et qui, bien sûr, ne proposent aucune solution viable et sérieuse en contrepartie, excepté, par principe idéologique pour les droites chasselandes d’offrir, sur un plateau, ce service au privé ! Faut-il rappeler que les parents d’élèves se sont opposés à cette décision du conseil général pour la restauration du collège, l’an passé, avec tout mon soutien d’ailleurs !
Dans un premier temps, j’ai pris attache avec Mme Annie Guillemot, maire de Bron, pour échanger au sujet de nos décisions communes de maintenir une cuisine centrale municipale.
Ainsi, nous avons, Mme Guillemot et moi-même, adressé un courrier au président du Grand Lyon afin de lui faire part de notre projet commun et solliciter l’appui technique des services du Grand Lyon pour rechercher, à nos côtés, un terrain constructible sur Chassieu, mais proche de Bron, pour accueillir la cuisine de Chassieu et Bron.
La Cour des Comptes épingle les collectivités, à commencer par les communes, pour leurs dépenses non maîtrisées ou sans recherche efficiente de la « juste dépense ». Non seulement, la Chambre Régionale des Comptes a démontré que les choix de Chassieu en matière de désendettement et de budget étaient judicieux. Elle a rappelé également que la commune gérait des équipements d’une taille de 25 000 habitants alors qu’elle n’est que 9 876 habitants.
Chassieu et Bron présentent, à travers ce projet, une première dans l’agglomération qui servira d’expérimentation pour la maîtrise des dépenses et le maintien de services publics de qualité pour nos concitoyens.
Nous sommes heureux d’unir nos forces avec Bron pour offrir aux jeunes Chasselands et Brondillants le meilleur équipement qui soit.
Maintenir un service public de qualité pour nos enfants est bien notre seule priorité et c’est en unissant les forces de tous que nous réussirons à bâtir un équipement adapté aux besoins de chaque famille et utile pour nos enfants !





