lundi 10 mars 2014

JUSTE ANALYSE DES FINANCES LOCALES ET ÉTHIQUE


©Photos Libres
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les soi-disant experts financiers, analystes, gestionnaires de comptes bancaires en tout genre et autres se passionnent beaucoup, en ces temps de campagne électorale, pour les finances communales. On ressent là une sorte de frénésie managériale qui pourrait sembler intéressante de prime abord, mais qui, malheureusement, me désole un peu par son manque de sérieux dans l'analyse globale pour certains et par son manque évident de culture économique pour d'autres. Surtout quand on aspire à une carrière politique, carrière pour laquelle, arrivé à un certain niveau, les chiffres devraient fort justement primer sur les discours politiques, voire politiciens...

Je n'aurai pas ici la prétention de donner un cours de gestion sur les finances locales. Je souhaite seulement remettre quelques pendules à l'heure et rectifier quelques erreurs grossières (volontaires ou non...) sur des analyses, pourcentages et autres comparaisons de commune à commune. Quand on présente des mini-rapports financiers, il est de bon ton d'avoir d'autres informations plus spécifiques en la matière sur le sujet. Notre ville, comme l’a fait remarquer la Chambre Régionale des Comptes, possède des équipements d’une ville de plus de 20 000 habitants alors qu’elle n’est peuplée que de 9 876 habitants. Ainsi, ses dépenses de fonctionnement doivent être comparées à des villes dont la population est plus du double…

Je l'ai déjà dit et écrit à maintes reprises. Chassieu a une situation financière atypique dans l'Est lyonnais et, je le pense objectivement, au sein de l'ensemble des 58 communes adhérentes à la communauté urbaine (la future METROPOLE...).

En effet, quand on prend (que dis-je, picore...) grossièrement des enveloppes budgétaires en Recettes ou Dépenses de la Commune et que l'on s'efforce d’en extraire des pourcentages comparatifs avec des communes limitrophes, on obtient des statistiques qui ne veulent rien dire en valeurs absolues. Et comme par hasard, un des trois candidats de l’UMP compare Chassieu à Meyzieu ou Décines, mais pas Genas par contre (la ville où il travaille...).

Bon nombre de Chasselands connaissent le potentiel économique des ZI des villes citées ci-dessus. Rien à voir en comparaison avec l'importance économique de la ZI de Chassieu - Mi-Plaine.

Le recouvrement en Taxe Foncière sur la propriété bâtie des bâtiments industriels et commerciaux de la ZI de Chassieu, représente à lui seul 60 % des recettes fiscales de la Taxe Foncière sur le bâti. En ma qualité de contribuable chasseland, je souhaite ardemment longue vie économique aux entreprises de la ZI de Chassieu, pas seulement pour le potentiel fiscal qu’elles représentent mais aussi pour l’emploi et le développement économique de notre pays et de notre région. Mais c'est en grande partie grâce à ce potentiel fiscal que nous n'avons pas augmenté les taux d'impositions communaux. Gouverner, c'est avant tout prévoir.

D'autres nous reprochent de nous servir en crédo redondant du rapport, soit disant calamiteux, de la Chambre Régionale des Comptes. Pour ma part,  en tant qu’adjoint au maire en charge des Finances de la commune et de leur bonne gestion, vous permettrez que, de ce rapport, j'en accepte tout le satisfecit.

La masse salariale de la commune aura progressé en euros constants de 2008 à 2013de 17,6 % dont 11 % pour le seul GVT (Glissement Vieillesse Technicité, autant dire l'augmentation légale et obligatoire de la Fonction Publique, qui s’impose à tous) et 3 embauches de cadres performants qui manquaient à la gestion rigoureuse de la commune, des experts dont un en quête de subventions et de financements extérieurs pour nos équipement et services (donc moins de dépenses directes de la commune).

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©Photos Libres
Si nous n'avons pas pu réaliser régulièrement nos dépenses en investissements (acquisitions foncières principalement), il faut que les donneurs de leçons s'adressent directement aux procéduriers patentés des listes UMP et succursale de l’UMP. Si, pour eux, l'agrandissement du cimetière reste, semble-t-il, l'avenir des jeunes ménages chasselands en quête d'habitat (le cimetière peut accueillir encore quelques générations : nos adversaires sont beaucoup trop en avance sur leur temps ou méconnaissent les dossiers avant de s’exprimer, c’est très probablement le problème…), moi, je veux bien, mais en ce qui me concerne, je préfère nettement leur proposer un habitat, de leur vivant, auquel ils pourront accéder. 

Mesdames, Messieurs, Amis Chasselands, en cette période « de pacte économique », nous vous proposons la reconduction de notre « pacte moral ». L'économie et la moralité ne sont pas de vilains mots surtout quand on y rajoute : l'Ethique...

Naturellement vôtre.

Alain CHAPELLE

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